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Réadaptation et rééducation

Deux approches pour optimiser le potentiel visuel et/ou améliorer l'autonomie dans la vie quotidienne des patients.

Le Centre propose deux approches complémentaires : la rééducation et la réadaptation.

L’approche rééducative cherche à développer et/ou optimiser l'utilisation du potentiel visuel conservé ainsi que les autres capacités sensorielles.

L’approche réadaptative vise à mettre en pratique des techniques nouvelles ou complémentaires aux stratégies de compensation afin d’améliorer l’autonomie dans la vie quotidienne et la confiance personnelle.

Les séances de réadaptation-rééducation concernent :

L’orthoptie

Dans le cadre du projet de rééducation, un entretien semi-dirigé est proposé à la personne afin de pouvoir développer des stratégies pour une utilisation au mieux de ses possibilités visuelles.

Il s’agit :

  •  de l’apprentissage de stratégies visuelles (excentration, balayage visuel)
  •  du développement des mouvements oculaires (poursuites et saccades)
  •  du travail de coordination oeil/main (pointage sur papier et dans l’espace, réadaptation du geste en fonction des nouvelles stratégies visuelles)
  •  de la mise en place d’équipement optique (travail réalisé en lien avec les rééducateurs en autonomie de la vie journalière et en locomotion).

L’autonomie à la vie journalière

L’ergothérapeute propose des stratégies compensatoires et des aides techniques adaptées afin de faciliter l’autonomie dans les actes de la vie quotidienne (vie sociale, loisirs, repas, soins personnels, courses, repassage et ménage) :

  •  De la réadaptation du geste (ex : se servir à boire)
  •  De l’utilisation des sens compensatoires (ex : le toucher pour l’identification de la monnaie)
  •  De conseils en aides techniques (utilisation de matériel facilitant ou permettant la réalisation d’une activité. Ex : utilisation d’un guide chèque)
  •  De l’adaptation de l’environnement (mise en place de repères visuels et tactiles facilitant de nouveau l’utilisation d’un matériel. Ex : butées tactiles)
  •  Des informations et conseils d’utilisation (ex : sur des revues en gros caractères, des jeux adaptés et des bibliothèques sonores)

D’autre part, des repas thérapeutiques sont proposés aux patients en fonction de leur planning, sur le site du Centre Bois-Gibert, accompagnés de 2 professionnels ergothérapeutes ou instructrice en locomotion. Ceux-ci permettent une mise en situation réelle des gestes réalisés pendant un repas.

La locomotion

Elle vise à favoriser l’autonomie dans les déplacements intérieurs et extérieurs. Elle s’appuie sur une utilisation optimale des possibilités visuelles en lien avec les orthoptistes et le développement des sens compensatoires (l’audition, le toucher, la mise en place de techniques de compensation (stratégies de déplacements, utilisation d’une canne ou d’aides optiques).

Elle s’adresse à la personne qui désire améliorer ses possibilités de déplacements afin qu’ils ne soient plus un frein à son intégration sociale ou professionnelle.

Il s’agit :

  • du développement multi-sensoriel : visuel, capacité de se représenter le mouvement de son corps dans l’espace, balayage visuel, audition, toucher
  • du développement des capacités cognitives : mémorisation, représentation mentale, concentration, déduction logique, sens de l’orientation.
  • du l’apprentissage de techniques spécifiques (de guide, d'orientation, de traversée de carrefour, de canne courte ou longue selon les situations)
  • des objectifs : sécurité, aisance et confort et maximum d’autonomie.

Les aides techniques

L’opticienne en basse vision préconise des aides techniques visuelles adaptées à la déficience visuelle :

  •  des aides optiques (filtres, loupes, systèmes optiques grossissants, télé-agrandisseur)
  •  des aides non optiques (éclairage, pupitre afin que l’environnement soit mieux adapté aux besoins)

Le soutien psychologique

La psychologue propose des suivis réguliers accueillant les ressentis, difficultés et interrogations, durant la prise en charge. Elle peut également recevoir l’entourage proche afin d’assurer la continuité de la réadaptation.

L’accompagnement psychologique peut se poursuivre par une intervention à tout moment au cours de la prise en charge, à la demande du patient ou des professionnels, de la famille, de l’ophtalmologiste, en soutien individuel ou en séance collective.

L’accompagnement social

À tout moment dans son parcours, à sa demande ou à celle de son entourage, le patient peut faire appel à l’assistante du service social du Centre. En amont et en aval du parcours, l’assistante de service social peut être amenée à se mettre en lien avec les autres services sociaux, accompagnant le patient.

L’assistante du service social informe, conseille et accompagne le patient dans les démarches de demande d’aides financière, humaine et/ou d’orientation socio-professionnelle.

L’informatique

Des séances d’informatique sont également proposées aux patients qui en formulent le besoin. Celles-ci sont dispensées par une opticienne, une orthoptiste ou une ergothérapeute, formées à l’informatique adaptée aux déficients visuels. Elles permettent aux patients d’apprendre à utiliser le matériel informatique, de tester les logiciels de vocalisation ou grossissants afin d’apporter une réponse aux besoins du patient.

La synthèse intermédiaire du parcours de rééducation/réadaptation

Un rendez-vous de synthèse intermédiaire peut être planifié par le médecin ophtalmologiste avec le patient lorsque celui-ci présente des difficultés dans son parcours. Cet entretien permettra ainsi d’ajuster la prise en charge du patient en fonction de ses besoins et de ses souhaits après concertation avec l’équipe.

À 3 mois du début de la rééducation, l’équipe pluridisciplinaire fait le point sur la prise en charge du patient en réunion de synthèse.

La synthèse du parcours de rééducation/réadaptation

Chaque professionnel impliqué dans la prise en charge du patient évaluera lors de sa séance de fin de rééducation le bénéfice de la rééducation grâce à une grille d’évaluation préétablie.

Un rendez-vous avec le médecin ophtalmologue clôture le parcours du patient au Centre. C’est lors de cet entretien que le médecin et le patient font le bilan du parcours de rééducation/réadaptation réalisé. Des orientations vers d’autres structures peuvent être proposées pour améliorer la vie sociale et/ou professionnelle du patient.

À la demande du patient, son entourage proche peut échanger avec l’équipe, afin d’adapter son accompagnement après la prise en charge au Centre.

La sortie du patient du Centre Régional Basse Vision peut ainsi être envisagée :

  • soit au terme des séances d’évaluation, dans la mesure où les séances de synthèse de rééducation/réadaptation ne sont pas souhaitées ou envisageables pour la personne au centre.
  • soit au cours ou au terme du parcours de rééducation/réadaptation planifié lorsque l’objectif de rééducation/réadaptation de la personne au Centre est atteint ou que le patient ne souhaite pas poursuivre son projet.

Par la suite, une synthèse est adressée par courrier au patient. Elle comprend les comptes-rendus établis par les professionnels rencontrés ainsi que les conclusions et conseils formalisés par le médecin ophtalmologiste.

Ce document est également communiqué (sans notification contraire de la part du patient) au médecin généraliste, à l’ophtalmologiste et aux autres professionnels qui suivent le patient en proximité. Ce dispositif permet ainsi d’assurer l’information des professionnels du parcours du patient au Centre Régional Basse Vision et de ses besoins en proximité à sa sortie.

Le suivi après les séances au Centre

Un bilan de suivi est programmé 3 mois après la fin de prise en charge au Centre afin de s’assurer de la mise en pratique des acquis et de répondre aux éventuelles interrogations du patient.